Lundi 14 novembre 2011
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Le 13 novembre est devenu, pour la troisième fois, la journée
officielle de la gentillesse.
Lors de son instauration il y a trois ans, j'avais entendu une chroniqueuse pseudo-journaliste dire que, pendant ce jour précis, nous pouvions saluer nos voisins, retenir la porte après-nous,
etc...
Et le reste de l'année ?
Pouvions-nous en toute impunité lâcher la porte à la face de ce voisin dont nous n'avions rien à faire ?
L'année dernière j'ai entendu le même genre d'inepties.
Cette année les entreprises ont été appelées à être gentilles ! Selon un journal national, 200 entreprises auraient signé une charte de bienveillance !
Et sans charte, que se passe-t-il ?
Je ne sais que penser.
Une fois de plus, sommes-nous tombés si bas, nous homos sapiens dits civilisés, que nous soyons obligés de nous souvenir, une journée par an, que nous pourrions être gentils
?
La gentillesse ramenée à son état le plus dégradant, le plus péjoratif.
Que pense-t-on de quelqu'un que l'on traite de gentil ?
Qu'il est un peu benêt ? Pas méchant ? Pas très intelligent ? Au final, pas très intéressant !
Alors que ce devrait être tout l'inverse. Pourquoi devons-nous toujours minorer chaque mot qui pourrait être un compliment, chaque acte qui pourrait être bien fondé, à quelque chose d'un
peu futile, désuet, pitoyable ?
Pour écrire ce billet, j'ai effectué une rapide recherche sur le web et j'ai découvert qu'en début d'année scolaire, le magazine Psychologies, qui est à l'initiative de
cette journée, avait envoyé à tous les professeurs des écoles, une fiche de 10 bonnes idées de gentillesse à intégrer dans le programme scolaire.
Je suis partagée.
Tant mieux si la gentillesse doit se répandre telle une épidémie et tant mieux si certains prennent ce genre d'initiative.
D'un autre côté, pourquoi doit-on nous rappeler ce que nous devrions faire d'instinct, au quotidien ?
Qu'en pensez-vous ?
Allons-nous continuer à nous comporter en êtres gentils aujourd'hui, ou était ce seulement réservé à hier ?
Vos petits mots...